Pour
L’instant
C’est un peu
Depuis longtemps
La Jungle de Lam
Qui règne qui conduit
Qui affole et pétrifie
Qui les enfants grincheux charmeurs
Qui les jongleurs de mots vadrouilleurs
Qui les besogneux d’ici là d’ailleurs
Tant que rien ne bouge, pas de tapis rouge
Catégorie : Ecriture
Équation amphibologique
Une
Boule
De neige
Rhopalique
Se développe
Rondement doucement
Pourquoi comment à quelle fin
Le saura-t-on jamais
Insane question
Dramatique
Vis ta vie
Danse
Point
Pastiches proustiens. J -19
Pour mémoire, la Société des amis de Marcel Proust organise un concours de pastiches proustiens. La date de dépôt des participations approche à grands pas puisqu’elle est fixée au dimanche 31 mars 2019 à minuit, heure de Paris.
Pour celles et ceux qui voudraient s’y frotter sans s’y piquer, toutes les informations sont à lire ici.

Saul, page 27

Les livres agissent même quand ils sont fermés, se disait-il, en parcourant d’un regard lourd et inquiétant les murs de cette vaste salle tapissée de livres qui s’offraient à lui dans une magnificence quelque peu outrancière. Vêtus de cuir, certains volumes jouaient les gros bras, d’autres se contentaient d’exposer leur nudité sans fard.
Lire la suite Saul, page 27Big Bang. Madeleine et Léonie # 34

– (in petto) « Ils avaient pensé avec quelque raison qu’il n’est pas de punition plus terrible que le travail inutile et sans espoir ».
– Quels crétins, ces humains. Le bordel qui règne sur la planète ne leur suffit pas, désormais l’espace est devenu un vrai bric-à-broc. C’est bien beau d’envoyer des sondes, des satellites et autres objets mi-cariens mi-robolants dans l’espace…
– (même jeu) « Si ce mythe est tragique, c’est que son héros est conscient. Où serait en effet sa peine, si à chaque pas l’espoir de réussir le soutenait ? » (S’adressant à Léonie). Oh, tu pourrais lire ou chanter in petto, que diable !
Lire la suite Big Bang. Madeleine et Léonie # 34Anastomorose. Madeleine et Léonie # 33
« Au plus épais de ta nuit
armée de blancs desseins
l’aube point
Du phosphore de tes rêves
la lumière fait
l’appoint
Touché-coulé
tu sombres dans l’éveil
vertige ascensionnel où point à point ton corps
retrace contre toi
la mémoire maudite de la gravité
Anastomorphose. Madeleine et Léonie # 32
« (…) Le point est bien réel. S’il ne tient pas dans la main, il se laisse toucher, caresser. Base de la trame et de la texture, figure fondamentale de la couture et de la suture, il fait tenir les pans du vêtement et les lèvres de la plaie, alternant l’ouvert et le clos pour y tresser le plus intime du pli. C’est lui qui donne sa rigueur à la laine, sa douceur à la soie et son intelligibilité au braille. En vérité, toute matière n’est qu’une somme de points, cellules ou particules ; et sans doute, au début, il y eut un point, d’où vint tout le reste, rien qu’un point, ce minimum de la présence : le sujet qui perce sur un fond ».
Joséphine Lanesem, extrait de Mise au point, Revue Artichaut n° 3, juin 2018 (Son blog, ici)
Lire la suite Anastomorphose. Madeleine et Léonie # 32Ondelette. Agenda ironique 12-2018
Sous l’eau
dans l’air
sur l’onde onésimique
Une crevette drolatour épreuve et doute
Jumeleine ou madeleine
Rêve d’un rendez-vous créaginaire
Avec un palais buccal iodé
Silence ! Madeleine et Lėonie # 31
[La scène se passe dans le jardin bio de Monsieur et Madame Mimi-Solapin. Léonie a obtenu de leur bienveillance l’autorisation de tourner une séquence inédite, en présence d’un invité exceptionnel qu’elle a pour mission d’interroger. Avant de prendre l’antenne, Léonie s’adonne à quelques exercices de diction, tout en cultivant l’art du bien manger et du bien boire… jusqu’à ce que Madeleine vienne l’interrompre dans son élan. La suite à écouter sur la bande-son… ou à lire plus bas… Il est précisé que pour apprécier ce qui suit, il est recommandé de se rendre ici].
Lire la suite Silence ! Madeleine et Lėonie # 31Aldorisant
« Le temps est élastique » me disait un de mes amis récemment, en guise de provocation affectueuse. Aussi, afin de mettre en pratique cette théorie de l’élasticité du temps, ai-je écouté Aldor dans son Improvisation du 17 novembre dans laquelle il convoque avec grâce la création au sens large du terme.
Plus précisément, il s’interroge avec justesse sur l’aspect immuable du processus de création, qu’il soit naturel ou humain et ses mots revêtent une teinte particulière au moment où je classe et répertorie mes photos prises au Museum d’Histoire naturelle – décidément, la visite de l’exposition Trésors de la Terre n’en finit pas de me hanter.
Lire la suite Aldorisant