L’âme d’Aimé

Pour
L’instant
C’est un peu
Depuis longtemps
La Jungle de Lam
Qui règne qui conduit
Qui affole et pétrifie
Qui les enfants grincheux charmeurs
Qui les jongleurs de mots vadrouilleurs
Qui les besogneux d’ici là d’ailleurs
Tant que rien ne bouge, pas de tapis rouge

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Saul, page 27

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Les livres agissent même quand ils sont fermés, se disait-il, en parcourant d’un regard lourd et inquiétant les murs de cette vaste salle tapissée de livres qui s’offraient à lui dans une magnificence quelque peu outrancière. Vêtus de cuir, certains volumes jouaient les gros bras, d’autres se contentaient d’exposer leur nudité sans fard. Lire la suite

Au suivant. Agenda ironique, 10-2018

Course de relais - Passage du témoin - Agence Rol

En accord avec Gibulène et La Licorne, après une période de flottement, j’ai le plaisir de vous annoncer que l’Agenda aura bien lieu ce mois-ci.

Le thème vous sera proposé par Jo Bougon du blog L’Impermanence n’est pas un rêve.
Et l’hébergement sera assuré par Chachashire du blog Différence Propre et Singularités, que je remercie car il a permis de faire avancer le schmilblick des vendanges ironiques.

A bientôt !

Image. Course de relais, passage du témoin, Agence Rol, 1912
gallica.bnf.fr
© andrea couturet
Octobre 2018

J – 7. Agenda ironique, 09-2018 (3/6)

Madeleine

Madeleine

La fin du mois de septembre approche à grands pas, les amis !

Pour l’heure, on ne peut parler ni de tremblement de terre dans le métro ni de raz-de-marée à Deauville puisque six textes sont en lice (dont ceux des organisateurs, c’est vous dire !). Il semble que le double thème (ici) vous ait quelque peu troublé.

Toutefois, ceux qui seraient touchés par la grâce (sait-on jamais ?) disposent d’une semaine pour élaborer un texte et le déposer dans les commentaires de ce billet. Dimanche 23 septembre, à minuit, il sera trop tard !

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Le corbeau de Vancouver. Agenda ironique, 08-2018

Préambule
L’Agenda ironique, ce mois-ci, est placé sous l’égide d’André (pas fait exprès), à travers un hommage rendu au poète Marcel Thiry. « Le thème sera le titre de son recueil de poésie, titre et premier vers de son premier poème paru en 1924 : “Toi qui pâlis au nom de Vancouver.”
Les mots imposés ont été tirés au hasard dans le même recueil : paradis, accordéoniste, suave, Alfa Romeo, février, accord et civil. »

Le corbeau de Vancouver. Madeleine et Léonie # 30
Agenda ironique, août 2018

LÉONIE. – [elle se racle la gorge]

Sur le trottoir indigo
un jeune soldat, sage,
dort dans les choux-fleurs

[fièrement] Et voilà le travail !

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Page introuvable

Ce matin, avant d’envoyer Sidonie dans ma Corbeille, j’ai repensé à ce que m’avait dit un ami il y a quelques mois à propos d’un autre billet : « Pourquoi as-tu supprimé ton dernier article ? Dès lors que tu publies un article, celui-ci ne t’appartient plus. Il appartient au lecteur. Tu n’as pas le droit de supprimer ainsi un article ! ».

Cette remarque surprenante mais pertinente soulève de nombreuses problématiques liées à la difficulté d’écrire, me semble-t-il : tout d’abord, à partir de quel moment considère-t-on qu’un texte est prêt à être publié ? (je ne m’intéresse pas ici à ceux qui font de la littérature leur « métier » (*), qui travaillent à une œuvre au long court mais de nous autres, blogueurs – quel vilain mot que j’emploie ici sans dédain – qui publient vaille que vaille des articles, billets et autres chroniques sur la Toile pour des raisons… diverses et variées – quant à moi, après huit mois de présence sur WordPress, je ne suis pas même certaine de savoir exactement pourquoi j’ai ouvert ce blog chronophage à souhait… Outre le plaisir de noircir du papier, la joie de la découverte, le partage de…). « Ne raconte pas ta vie. Concentre-toi sur ton sujet ». Lire la suite

Epistolaire ~ 4

Cependant, même si Camille vouait à l’institution postale un culte des plus ardents, elle n’appliquait pas l’ensemble des normes édictées par celle-ci, quant à la rédaction des adresses. Non seulement elle n’utilisait jamais d’enveloppes pré-casées, décidément trop éloignées de son idéal de beauté, mais elle se plaisait à ajouter, non sans un brin de malice, une virgule après le numéro de la voie, règle absolument prohibée, à tout le moins non recommandée par ladite institution. Lire la suite

Epistolaire ~ 3

Lorsqu’elle en croisait une, elle avait parfois une pensée bienveillante pour Susanita, le personnage de Quino, qui ne peut s’empêcher de penser, le visage dépité et les lèvres pincées : « Et dire qu’il n’y a pas moyen de savoir qui dit quoi à propos de qui ! ». Elle considérait le métier de facteur comme le plus beau métier du monde. Trier et distribuer le courrier à la campagne, quelle fabuleuse mission de service public ! Contre vents et marées, sa sacoche de facteur, en toile bordée de cuir, acquise auprès de la boutique du musée de La Poste, accompagnait tous ses déplacements. Lire la suite