Anastomorphose. Madeleine et Léonie # 32

« (…) Le point est bien réel. S’il ne tient pas dans la main, il se laisse toucher, caresser. Base de la trame et de la texture, figure fondamentale de la couture et de la suture, il fait tenir les pans du vêtement et les lèvres de la plaie, alternant l’ouvert et le clos pour y tresser le plus intime du pli. C’est lui qui donne sa rigueur à la laine, sa douceur à la soie et son intelligibilité au braille. En vérité, toute matière n’est qu’une somme de points, cellules ou particules ; et sans doute, au début, il y eut un point, d’où vint tout le reste, rien qu’un point, ce minimum de la présence : le sujet qui perce sur un fond ».

Joséphine Lanesem, extrait de Mise au point, Revue Artichaut n° 3, juin 2018 (Son blog, ici)

Mad et Léo (vigne)

 

 

– Quel est le rapport entre le titre de cet article, les mots pointus de Joséphine et ce décor de vigne en plein hiver ?
– Tu n’as jamais su lire entre les lignes.
– C’est la fin du monde ?
– Non, c’est la fin de l’année. Point.

© andrea couturet 2018

6 réactions sur “Anastomorphose. Madeleine et Léonie # 32

    • Très bonne année, Joséphine !

      Je vois avec ravissement que votre Initiation se poursuit avec succès dans les Arcanes de l’Artichaut… Quelle odyssée !

      Madeleine et Léonie ? Oh, vous savez, elles ne sont pas très rusées… Elles vaquent à leurs travaux d’aiguille en rêvant à leurs prétendants fantasmagoriques !
      😉

      Aimé par 2 personnes

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