Halo. Madeleine et Léonie #39

Pour l’Agenda Ironique de janvier 2026

Madeleine. – (perdue dans une profonde pensée philosophique) Dis-moi, si tu avais l’opportunité d’interroger Dieu, tu lui dirais quoi ?
Léonie. – (perdue dans une didascalie sans intérêt métaphosphorique) Waouh. Elle a rien trouvé d’autre, comme thème, la déesse Qi-Bougonne ? Parce que ça ressemble presque à une blague, cette histoire qui n’a pas encore commencé…
Madeleine. – Justement, ne perdons pas de temps. Mettons-nous d’accord sur les questions à poser. Le sujet est brûlant donc pas de place pour l’improvisation.
Léonie. – (avec une emphase accablée d’ennui) Pourquoi l’impermanence n’est pas un rêve ?
Madeleine. – Quoi ?!
Léonie. – Bah, c’est une question existentielle à la con que tout le monde se pose, nan ? Et il serait intéressant d’obtenir une réponse clarinette.
Madeleine. – Très bien. J’ai compris. J’y vais seule.
Léonie. – Où ça ?
Madeleine. – JEVAISVOIRDIEU !
Léonie. – T’as son adresse ? Son portrait-robot ? Ne me dis pas que t’as son 06 ?!!!
Madeleine. – D’yeux, il n’en a point mais il est partout. Il suffit d’ouvrir l’œil et le bon.
Léonie. – T’as perdu ton humour ou quoi ? D’ailleurs, pourquoi « il » ? Tu risques de t’attirer les foudres des féministes et consorts. Dieu est grande, c’est pas mal, nan ? (un temps) Allez, allons à la rencontre de ielle ou iel ! Ciel, je n’sais plus comment ça s’écrit ! Mais qui s’en fout ? Moi.

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A la manière d’Arnaud Cossart – Madeleine et Léonie #38

MADELEINE. – (imitant la voix d’Andrea-la-Fipette). « Allez les filles, on sort du carton ! ».

LÉONIE. – (encore en sleep). Merde Madeleine. C’est quoi, ce bordel.

MADELEINE. – (enjouée). Tu veux tes béquilles ?! Parce que ça démarre sur les chapeaux de roue !

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En attendant Gasser. Madeleine et Léonie #35

Gasser - Mad et Léo

PIÈCE EN UN ACTE
Madeleine, Léonie, Solair, Dodo


LÉONIE. – On se les gèle.
MADELEINE. – On se les pèle.
LÉONIE. – Je ne comprends pas. On est bien au printemps, non ?
MADELEINE. – (elle fredonne)

Voici le mois de mai où les fleurs volent au vent
Où les fleurs volent au vent si jolie mignonne…

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Big Bang. Madeleine et Léonie # 34

Madeleine

 – Quels crétins, ces humains. Le bordel qui règne sur la planète ne leur suffit pas, désormais l’espace est devenu un vrai bric-à-broc. C’est bien beau d’envoyer des sondes, des satellites et autres objets mi-cariens mi-robolants dans l’espace…

– (même jeu) « Si ce mythe est tragique, c’est que son héros est conscient. Où serait en effet sa peine, si à chaque pas l’espoir de réussir le soutenait ? » (S’adressant à Léonie). Oh, tu pourrais lire ou chanter in petto, que diable !

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Anastomorose. Madeleine et Léonie # 33

« Au plus épais de ta nuit
armée de blancs desseins
l’aube point

Du phosphore de tes rêves
la lumière fait
l’appoint

Touché-coulé
tu sombres dans l’éveil
vertige ascensionnel où point à point ton corps
retrace contre toi
la mémoire maudite de la gravité

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Anastomorphose. Madeleine et Léonie # 32

« (…) Le point est bien réel. S’il ne tient pas dans la main, il se laisse toucher, caresser. Base de la trame et de la texture, figure fondamentale de la couture et de la suture, il fait tenir les pans du vêtement et les lèvres de la plaie, alternant l’ouvert et le clos pour y tresser le plus intime du pli. C’est lui qui donne sa rigueur à la laine, sa douceur à la soie et son intelligibilité au braille. En vérité, toute matière n’est qu’une somme de points, cellules ou particules ; et sans doute, au début, il y eut un point, d’où vint tout le reste, rien qu’un point, ce minimum de la présence : le sujet qui perce sur un fond ».

Joséphine Lanesem, extrait de Mise au point, Revue Artichaut n° 3, juin 2018 (Son blog, ici)

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Silence ! Madeleine et Lėonie # 31

[La scène se passe dans le jardin bio de Monsieur et Madame Mimi-Solapin. Léonie a obtenu de leur bienveillance l’autorisation de tourner une séquence inédite, en présence d’un invité exceptionnel qu’elle a pour mission d’interroger. Avant de prendre l’antenne, Léonie s’adonne à quelques exercices de diction, tout en cultivant l’art du bien manger et du bien boire… jusqu’à ce que Madeleine vienne l’interrompre dans son élan. La suite à écouter sur la bande-son… ou à lire plus bas… Il est précisé que pour apprécier ce qui suit, il est recommandé de se rendre ici].

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Le corbeau de Vancouver. Agenda ironique, 08-2018

Préambule
L’Agenda ironique, ce mois-ci, est placé sous l’égide d’André (pas fait exprès), à travers un hommage rendu au poète Marcel Thiry. « Le thème sera le titre de son recueil de poésie, titre et premier vers de son premier poème paru en 1924 : “Toi qui pâlis au nom de Vancouver.”
Les mots imposés ont été tirés au hasard dans le même recueil : paradis, accordéoniste, suave, Alfa Romeo, février, accord et civil. »


Le corbeau de Vancouver. Madeleine et Léonie # 30
Agenda ironique, août 2018

LÉONIE. – [elle se racle la gorge]

Sur le trottoir indigo
un jeune soldat, sage,
dort dans les choux-fleurs

[fièrement] Et voilà le travail !

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