J – 7. Agenda ironique, 09-2018 (3/6)

Madeleine

Madeleine

La fin du mois de septembre approche à grands pas, les amis !

Pour l’heure, on ne peut parler ni de tremblement de terre dans le métro ni de raz-de-marée à Deauville puisque six textes sont en lice (dont ceux des organisateurs, c’est vous dire !). Il semble que le double thème (ici) vous ait quelque peu troublé.

Toutefois, ceux qui seraient touchés par la grâce (sait-on jamais ?) disposent d’une semaine pour élaborer un texte et le déposer dans les commentaires de ce billet. Dimanche 23 septembre, à minuit, il sera trop tard !

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S+dé. Agenda ironique, 09-2018

Ma participation à l’Agenda ironique de septembre 2018


Ce matin-là, tandis que la cavité buccale de Madeleine criait « Au feu ! » (après l’absorption un peu rapide d’un petit noir un peu trop chaud), Lėonie avait avalé sa Vodka martini cul sec. « N’oublie pas les Jacqueline (1) ! – Ne crains rien, elles sont dans mon sac. Dépêche-toi ! ». Le Jacquemart venait de sonner 7 heures. Il ne leur restait que vingt-quatre minutes avant le départ du train. Les jours précédents avaient été quelque peu éprouvants : elles s’étaient rendues au chevet de leur grande amie Bathilde, doublement atteinte d’une maladie inflammatoire chronique (la Mannequinasse Milo DH) et d’une maladie auto-immune (la Denaturea Coturae). Avant de rejoindre les verts pâturages, Bathilde avait demandé à ses amies de la rejoindre à Dijon pour leur faire part d’un « secret… d’une chose de la plus haute importance ».

Le retour vers Paris s’était passé sans encombre. Léonie avait dormi pendant toute la durée du trajet, non sans émettre quelques ronflements et autres borborygmes tonitruants. Quant à Madeleine, tout en savourant ses Jacqueline rose, elle considérait le paysage qui défilait à vive allure avec gravité et perplexité, en songeant à ce que leur avait confié Bathilde. « Bah, on verra bien sur place. Reste à savoir si Juliette voudra bien nous recevoir » se dit-elle. Une heure et quarante et une minutes plus tard, le train faisait son entrée en Gare de Lyon.
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Double thème. Agenda ironique, 09-2018 (2/6)

Dernier délai : dimanche 23 septembre, minuit !


Prologue

1 – Proposition de Dominique Hasselmann

Promenade sous terre

Mots imposés :

– métropolitain ;
– pingouins ;
– brasserie “La Rotonde” ;
– salsifis ;
– “Ici l’Aube !” ;
– infinitésimal ;
– Jacques Lacan ;
– ballast.

2 – Proposition d’Andrea Couturet

Une image (ci-dessous), accompagnée des mots imposés suivants :

– meuble ;
– pinot ;
– brebis ;
– salto ;
– “Bernique !” ;
– inflammatoire ;
– Jacquemart (de Dijon) ;
– ballet.

6-8-23 - plage de Deauville [enfants]Agence Rol - Bnf

Plage de Deauville, Enfants et jeune fille jouant dans l’eau, Photographie de presse, Agence Rol, 1923
gallica.bnf.fr

LÉONIE. – C’est quoi, ce truc ? C’est pas du tout ce qu’elle avait prévu au départ !
MADELEINE. – Et alors ? On s’adapte, on réfléchit, on…
LÉONIE. – J’en connais une qui va avancer à reculons ! Remarque, c’est une écrevisse. [elle éclate de rire] Tiens, y a de l’écho…
MADELEINE. – Il est vrai qu’initialement, Andrea avait prévu de publier uniquement la photographie.
LÉONIE. – [elle se gratte le bout du nez] Ah. Une photo, pas de mot. Ça tombe bien, on est dimanche.
MADELEINE. – La ferme ! Mais comme elle a découvert sur le site d’une certaine Martine her self que « La contrainte est une façon de limiter sa liberté, son champ d’action pour mieux l’agrandir et le découvrir. C’est le pouce qui serre le tuyau d’arrosage pour en tirer un jet d’eau »… Elle s’est dit que son premier jet n’était pas le bon…
LÉONIE. – La pince, l’Écrevisse, la pince !!!
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Préliminaires. Agenda ironique, 09-2018 (1/6)

 

Madeleine et Léonie

– Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, votre attention, s’il-vous-plaît !
– C’est ça, vas-y. Fais ton discours au miel de guimauve. Oyez, oyez, braves gens (oyez ou oyé, je sais jamais comment ça s’écrit).
– J’ai la joie de vous annoncer qu’à la suite d’André – lequel a maîtrisé sa mission aoûtienne d’une main de maître, on peut l’applaudir, absolument ! – Dominique et Andrea ont été désignés ex æquo pour organiser l’Agenda du mois de septembre.
– [à part] Quel foin. Elle a pas participé pourtant, l’aut’e zigue. Ou alors, j’comprends rien à leur jeu fantasmago-ironique. C’est encore un mauvais coup du Paresseux, ça.
– [à Léonie] Tais-toi donc ! Tu vas encore perturber André. [elle reprend] Dominique ayant accepté de relever le défi (merci à lui), l’Agenda sera donc doublement chapeauté ce mois-ci.
– Vas-y, remets-en une louche bien grasse.
Andrea reviendra vers vous, au plus tard lundi matin, pour vous faire part du thème qu’elle aura choisi.
– Ouais, elle est un peu échevelée du ciboulot, vous comprenez.
– Oh, j’apprends à l’instant que Dominique a déjà formulé son thème ! Ici.
– En voilà un qui tire plus vite que son ombrelle.
– Je vous remercie de votre attention. A bientôt.

© andrea couturet
Septembre 2018

Le corbeau de Vancouver. Agenda ironique, 08-2018

Préambule
L’Agenda ironique, ce mois-ci, est placé sous l’égide d’André (pas fait exprès), à travers un hommage rendu au poète Marcel Thiry. « Le thème sera le titre de son recueil de poésie, titre et premier vers de son premier poème paru en 1924 : “Toi qui pâlis au nom de Vancouver.”
Les mots imposés ont été tirés au hasard dans le même recueil : paradis, accordéoniste, suave, Alfa Romeo, février, accord et civil. »

Le corbeau de Vancouver. Madeleine et Léonie # 30
Agenda ironique, août 2018

LÉONIE. – [elle se racle la gorge]

Sur le trottoir indigo
un jeune soldat, sage,
dort dans les choux-fleurs

[fièrement] Et voilà le travail !

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Black Dolls 1. Madeleine et Léonie # 25

Pour Joséphine Lanesem

ACTE 1
Personnages. Léonie, Madeleine, L’agent de surveillance, La Dame à la robe brodée de perles
et tous les autres personnages captivants et saisissants de la collection de Deborah Neff.
La scène se passe à La Maison Rouge, boulevard de la Bastille, à Paris.

LÉONIE. – Les musées m’ennuient grave.

MADELEINE. – Allons, allons, cesse de faire l’enfant. La Maison Rouge est un lieu exquis, une fondation pour l’art contemporain qui, je l’espère vivement, ne fermera pas ses portes à la fin de l’année, comme on l’annonce partout. Et l’exposition Black Dolls est paraît-il exceptionnelle par la rareté des objets présentés.

LÉONIE. – Fondation, expo, art contemporain, c’est un musée, quoi. Et les musées, ça m’ennuie grave.

MADELEINE. – Vas-y, dis-le encore une fois.

LÉONIE. – Pourquoi s’acharne-t-elle à nous enlaidir de la sorte, l’Autre (« pauvre petit être qui enfle du bulbe », ah ah). C’est quoi, ces guenilles ?! Sans blague, tu as vu ta tête ?! Cette coiffe à ruban est à mourir de rire – ou d’ennui. Lire la suite

« Le sel céleste »

Espace - Mad et Léo

« Quand, au télescope, j’observe la lune, découvrant ce qu’aucune reproduction ne saurait rendre : la coprésence aussi indubitable que distante de mon corps et de l’astre, la continuité murmurée de ma chair à sa lumière. Voilà que le savoir, jusque-là modelé dans la même matière que le mythe, c’est-à-dire dans les mots et les images, se vérifie ; et je franchis la frontière entre la fiction et le réel d’un pas qui me fait le même effet que le premier pas sur la lune, entre un surplus de légèreté et une invraisemblable pesanteur où je perds l’équilibre. »

Joséphine Lanesem, Histoires d’EspaceNervures et Entailles