Bon sang. Léonie sans Madeleine ~ 21

Bonhomme de neige

Salut les Gens,

Juste un mot pour vous signaler que cet article est le centième publié sur ce blog.

Pas de quoi fouetter des flocons de neige, me direz-vous. Quoique. Pour l’occasion, en ce jour enneigé, j’ai demandé au premier quidam venu, d’immortaliser cet événement si notable [second degré]. J’en conviens, ce gros bouffon ne ressemble à rien d’autre qu’une image factice, gratuite. Vêtu d’un cache-misère blanc académique (auquel il manque un bouton), coiffé d’un chiffon rayé rouge et blanc (sans galon, quelle faute de goût), d’un boa figé dans des pois prétentieux, il manque d’allure – assurément – puisqu’il est dénué d’un long cou.  Lire la suite

Madeleine et Léonie chez Proust

« Il y avait déjà bien des années que, de Combray, tout ce qui n’était pas le théâtre et le drame de mon coucher, n’existait plus pour moi, quand un jour d’hiver, comme je rentrais à la maison, ma mère, voyant que j’avais froid, me proposa de me faire prendre, contre mon habitude, un peu de thé. Je refusai d’abord et, je ne sais pourquoi, me ravisai. Elle envoya chercher un de ces gâteaux courts et dodus appelés Petites Madeleines qui semblent avoir été moulés dans la valve rainurée d’une coquille de Saint-Jacques. Et bientôt, machinalement, accablé par la morne journée et la perspective d’un triste lendemain, je portai à mes lèvres une cuillerée du thé où j’avais laissé s’amollir un morceau de madeleine.
Lire la suite

Agenda ironique. Mado et Léo à Coupiac ~ 14

Préambule
Carnets Paresseux organise ce mois-ci l’Agenda Ironique dont voici la consigne : « Septembre fini, Frog me confie l’agenda ironique, le jeu itinérant et débonnaire (pour en savoir plus, lire ici) ; paresseux, je vous montre juste une image. Celle-là même qui est ci-d’ssus [ci-d’ssous], et qui représente l’authentique Café Verlaine, à Coupiac (Aveyron). »


Carton

Lire la suite

Brouillon. Madeleine et Léonie ~ 11

Mad et Leo (Fine fleur)

© andrea couturet

Rose est passée me voir cette nuit.
– Rose Trémière ou Rose Bonbon ?
– La plus délicieuse des Rose qu’il nous ait été donné de cueillir sur notre tortueux chemin. [elle est bouleversée]. Je me souviens encore des premières lignes de l’article paru dans le journal. « On apprend de source policière que le corps retrouvé lundi dernier dans le petit village de *** est bien celui de Rose de Laperle, fille unique de la riche héritière, Adèle de Laperle, décédée trois mois plus tôt à l’âge de 99 ans ».
– Au nom du ciel, Madeleine, ne reviens pas sur cette sombre histoire, lointaine et sans âge.
– Quelle étrangeté. Elle est entrée dans mon rêve sur la pointe des pieds en hurlant, en poussant des cris muets… Rose, la douceur incarnée devenue figure hurlante à la Bourdelle. C’était saisissant !
– Je n’ai jamais compris l’expression « fait divers ».
Lire la suite

Selfie. Madeleine et Léonie ~ 10

Madeleine et Léonie

 

 

– Oh dis donc, on dirait qu’on a vu le loup !
– Le loup ?! Il avait une tête de mort, alors.

Néon

 

 

 

 

– Pourquoi tu m’emmènes toujours dans des endroits improbables ?
– L’ambiance néon-violacé de cette boîte de nuit me rappelle la couleur de mon intestin grêle. Et tu n’es pas obligée de me suivre, patate.
– Ah oui… Et qui prendrait les selfis ? Avec tes mains briochées, tu peux à peine tenir deux aiguilles à tricoter…
– Occupe-toi donc de vivre l’instant présent, ma cocotte. Born to be alive

Lire la suite

Astéroïdes. Madeleine et Léonie ~ 9

Mad et Léo (Astéroides)

© andrea couturet

[On entend deux mouches voler. Puis, au bout de onze secondes et six centièmes, soit une éternité].

– Alors il paraît que nous sommes « attachantes et énigmatiques »…
– Mmm…
Joséphine, quel prénom ravissant ! Fin, poétique, scintillant.
– Primo, permets-moi de te dire que ta série adjectivale est d’une pauvreté sans nom. Deuxio, tu fais preuve d’une naïveté confondante. Si ça se trouve, il s’agit d’un pseudo.
– Un. Je ne te permets pas de me parler de la sorte. Deux. Un pseudo, et alors ?
[Tout à coup, elles se mettent à chuchoter. Impossible de percevoir le moindre écho de leur conciliabule. Puis au bout de quelques secondes].
– Ah ! Mon intuition me dit que Joséphine sait « voir les moutons à travers des caisses ». C’est pourquoi je crois intimement qu’elle est originaire de l’astéroïde B 612.
– Ben voyons. Seul le côté obscur de la Force pourrait lui donner ce genre de pouvoir.
– ARRETE TOUT DE SUITE CES INVECTIVES GROTESQUES ! N’oublie pas que l’hôpital psychiatrique est à deux pas.
– Oh là là, si on ne peut plus plaisanter. [à part soi. Il n’empêche que toutes ces filles qui se croient spéciales me donnent la nausée.]
Lire la suite

Douche froide. Léonie sans Madeleine ~ 8

Léonie

© andrea couturet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

N’allez pas croire tout ce que vous raconte la vieille au chapeau rose (ah ah, le coup de l’aiguille à tricoter ! J’aime bien l’emmerder).

Certes, Andrea a fait des progrès non négligeables dans ses rapports au monde, aux autres, aux livres, bla bla bla. Mais il lui arrive encore parfois de connaître de fâcheuses piqûres de rappel. Un auteur adulé, idéalisé tombe de son piédestal en deux coups de cuiller à pot et bien entendu, il l’entraîne dans sa chute. A deux, c’est mieux, non ?
Lire la suite