Sous l’eau
dans l’air
sur l’onde onésimique
Une crevette drolatour épreuve et doute
Jumeleine ou madeleine
Rêve d’un rendez-vous créaginaire
Avec un palais buccal iodé
Sous l’eau
dans l’air
sur l’onde onésimique
Une crevette drolatour épreuve et doute
Jumeleine ou madeleine
Rêve d’un rendez-vous créaginaire
Avec un palais buccal iodé
« Le temps est élastique » me disait un de mes amis récemment, en guise de provocation affectueuse. Aussi, afin de mettre en pratique cette théorie de l’élasticité du temps, ai-je écouté Aldor dans son Improvisation du 17 novembre dans laquelle il convoque avec grâce la création au sens large du terme.
Plus précisément, il s’interroge avec justesse sur l’aspect immuable du processus de création, qu’il soit naturel ou humain et ses mots revêtent une teinte particulière au moment où je classe et répertorie mes photos prises au Museum d’Histoire naturelle – décidément, la visite de l’exposition Trésors de la Terre n’en finit pas de me hanter.
Lire la suite Aldorisant
La pierre-aux-masures de Florence porte en son cœur
Un mystère spontané chargé de douceur,
Auréole minérale au trait sûr
Et malicieux qui donne à voir un antique vécu,
C’est un accident miraculeux que vous n’avez peut-être point vu.
Feuilles de menthe perlées de rosée,
Roseau aux fissures et plumeaux parfumés,
Ailes fracturées par un ciel de lumière,
Bateaux coulés en mer,
Chasseurs de pierres à images, chasseurs de couleurs,
« Tu me fatigues »
Penchée sur la table à repasser, j’essuie d’une main distraite la vapeur qui me monte au visage, dans un geste las, maintes et maintes fois esquissé par d’antiques lignées de lavandières avant moi.
Cessez-le feu d’un dimanche ordinaire. Assignée à résidence dans l’étroit périmètre de la planche, bercée par les va et vient réguliers du fer, je ne perçois plus que vaguement les trajectoires erratiques des uns et des autres dans la pièce, trop absorbée par l’Everest de linge hebdomadaire.
De temps à autre, le chuintement régulier de la vapeur signale discrètement ma présence. J’apprécie le – trop rare – incognito que procure l’immobilité au cœur du fourmillement ambiant. Faire soudain partie des meubles auquel nul ne prête attention me délivre alors des sollicitations incessantes de tout microcosme familial. Pour autant, si pesante que cette domestication puisse parfois s’avérer, j’ai toujours aimé repasser. »
La suite, sur le blog d’Esther Luette, Journal sous la surface
Contrainte oulipienne
« Le poème fondu consiste à tirer, d’un poème donné, un autre poème plus court, par exemple d’un sonnet, un haïku. » (suite de la définition sur oulipo.net).
Autour de l’aube bleue
Et des sourires solaires
Fleurissent les mots
« La dernière image, c’est un homme en imperméable, chapeau sur la tête, qui arpente avec son ami Vuillard le musée du Luxembourg. L’année importe peu, la lumière extérieure est belle pour la saison. L’homme tout à coup s’arrête devant un tableau, son front se plisse, il se recule, change d’angle, rien à faire : les bras lui tombent.
Contrainte oulipienne
« Le poème fondu consiste à tirer, d’un poème donné, un autre poème plus court, par exemple d’un sonnet, un haïku. » (suite de la définition sur oulipo.net)
Un jour la nuit,
En attendant l’été,
A fui le sommeil
Contrainte oulipienne
« Le poème fondu consiste à tirer, d’un poème donné, un autre poème plus court, par exemple d’un sonnet, un haïku. On ne doit pas employer dans le haïku d’autres mots que ceux qui sont dans le sonnet, et on ne doit pas les employer plus souvent qu’ils ne le sont dans le sonnet. (…) La ponctuation et l’ordre des mots du texte-souche sont totalement négligés. En revanche, les mots doivent être respectés à l’accent près : on s’interdira d’employer ou pour où, etc. »
oulipo.net
Aux fables du ciel,
le lecteur ne répond
– une ombre à ta mémoire.
Contrainte oulipienne
« Le X+n consiste à remplacer des unités lexicales (verbes, substantifs, adjectifs…) par le n-ième suivant dans le dictionnaire de votre choix. Par exemple, le S+7, une des contraintes oulipiennes les plus connues, consiste à remplacer chaque substantif par le septième suivant dans le dictionnaire. Quant au choix du dictionnaire, c’est là que réside une grande part de l’intérêt de cet exercice… » oulipo.net
Règle suivie. S+7. On a remplacé chaque substantif par le septième suivant avec l’aide du Petit Larousse illustré 1992. On a conservé le genre des mots, ignoré les noms propres, les mots de la même famille et ceux qui ont la même graphie.
Lire la suite OuLiPo. X+n.Contrainte oulipienne
« Le poème fondu consiste à tirer, d’un poème donné, un autre poème plus court, par exemple d’un sonnet, un haïku. On ne doit pas employer dans le haïku d’autres mots que ceux qui sont dans le sonnet, et on ne doit pas les employer plus souvent qu’ils ne le sont dans le sonnet. (…) La ponctuation et l’ordre des mots du texte-souche sont totalement négligés. En revanche, les mots doivent être respectés à l’accent près : on s’interdira d’employer ou pour où, etc. »
oulipo.net
Parfois dans la nuit
de doux enfants chantent
l’unité de la Nature