Pour Carnets Paresseux et son Vilain petit caillou


Qu’est-ce qu’elle fout,
mais qu’est-ce qu’elle fout,
bon sang de bois !
Pour Carnets Paresseux et son Vilain petit caillou


Qu’est-ce qu’elle fout,
mais qu’est-ce qu’elle fout,
bon sang de bois !

© épaisseur sans consistance
Acte 1 à lire ici
Acte 2 à lire là
ACTE 3 (suite et fin)
Personnages. Le merle, Madeleine, Léonie et une poupée très particulière
provenant de la collection de Deborah Neff.
(Le lendemain de la visite. En cette fin d’après-midi ensoleillée, le jardin public est bercé par le souffle flexible du vent, le chant mélodieux d’un merle et le cliquetis des aiguilles à tricoter.)
LE MERLE. – ♫ Prochain départ pour le Winibus ! ♪
MADELEINE. – On n’est pas bien, là ? Les pomponnettes, la verdure, le soleil ! Et la tarte au citron de Carnets Paresseux, façon Pierre Hermé ! Tu n’as pas oublié son invitation ?
LÉONIE. – (elle reste concentrée sur son ouvrage, sans mot dire)
Lire la suite Black Dolls 3. Madeleine et Léonie # 27Acte 1 à lire ici
ACTE 2
Personnages. Léonie, Madeleine, L’agent de surveillance,
L’Homme à la chemise de papier,
Le jeune homme à la cravate rouge, Un garçon à la bouche cousue,
La fillette en combinaison orange, Dorothée et les très nombreux personnages
de la collection de Deborah Neff.
La scène se passe à La Maison Rouge, boulevard de la Bastille, à Paris.
(Madeleine et Léonie sont à la recherche de leur vieille amie Dorothée. Elles arpentent séparément les salles de La Maison Rouge).
LÉONIE. – (elle singe Madeleine). « Et-cesse-de-broyer-du-noir-c’est-fatigant ». Quelle plaie cette bouffonne. Bon, on va demander à ce monsieur. (à part) Sacrebleu, c’est le portrait craché de Prof (« Heigh-ho, heigh-ho, On rentre du boulot »). Pardonnez-moi cher Monsieur. Je suis à la recherche de Dorothée. Peut-être la connaissez-vous ? (un temps). Allô ? (elle s’approche et bredouille en anglais) Douyouno Dorothy ? Elle porte une robe de soie blanche, un turban orné d’un bijou quelque peu grotesque mais d’une élégance folle et…
Lire la suite Black Dolls 2. Madeleine et Léonie # 26ACTE 1
Personnages. Léonie, Madeleine, L’agent de surveillance,
La Dame à la robe brodée de perles
et tous les autres personnages captivants et saisissants
de la collection de Deborah Neff.
La scène se passe à La Maison Rouge, boulevard de la Bastille, à Paris.
LÉONIE. – Les musées m’ennuient grave.
MADELEINE. – Allons, allons, cesse de faire l’enfant. La Maison Rouge est un lieu exquis, une fondation pour l’art contemporain qui, je l’espère vivement, ne fermera pas ses portes à la fin de l’année, comme on l’annonce partout. Et l’exposition Black Dolls est paraît-il exceptionnelle par la rareté des objets présentés.
LÉONIE. – Fondation, expo, art contemporain, c’est un musée, quoi. Et les musées, ça m’ennuie grave.
MADELEINE. – Vas-y, dis-le encore une fois.
LÉONIE. – Pourquoi s’acharne-t-elle à nous enlaidir de la sorte, l’Autre (« pauvre petit être qui enfle du bulbe », ah ah). C’est quoi, ces guenilles ?! Sans blague, tu as vu ta tête ?! Cette coiffe à ruban est à mourir de rire – ou d’ennui.
Lire la suite Black Dolls 1. Madeleine et Léonie # 25Pour Hervé Gasser
L’Homme-oiseau qui fait des collages (mais-pas-que-et-tant-mieux)
– Oh, mais je vois qu’on ne se refuse rien ! Après le costume madras, une robe de Franck Depoilly !
– Un DANDY PAS COMME LES AUTRES qui réalise des merveilles à partir d’un COCON DE PAPIER.
– Inénarrable, cette robe. A mon sens, tu devrais t’en séparer illico – à la manière de Mademoiselle Mouton-Perrat Guibrunet, par exemple, ce serait d’un chic ! Tu manques de souplesse et de grâce mais crois-moi, ce serait plus prudent. Je te rappelle qu’au-delà de Fahrenheit 451, le papier…
– Cette robe est ignifugée, espèce de feu follet racorni.

Je pars chez moi
Conte théâtral en un acte
Tous les soirs, à 17 heures
Pour ma Grand-mère paternelle
Deuxième partie (suite et fin)
Première partie, à lire ici
Lire la suite Centenaire 5-2. Madeleine et Léonie #23
Pour ma Grand-mère paternelle
Première partie
Prologue

– Yé krik ? Est-ce que la cour dort ?
– Yé krak ! Non, la cour ne dort pas !
– Si la cour ne dort pas,
c’est Isidore qui dort,
à côté de Médor,
dans la maison de Théodore
sur un oreiller en or
pour deux sous d’or.
Yé Krik !
– Yé Krak ! (*)

Salut les Gens,
Juste un mot pour vous signaler que cet article est le centième publié sur ce blog.
Pas de quoi fouetter des flocons de neige, me direz-vous. Quoique. Pour l’occasion, en ce jour enneigé, j’ai demandé au premier quidam venu, d’immortaliser cet événement si notable [second degré]. J’en conviens, ce gros bouffon ne ressemble à rien d’autre qu’une image factice, gratuite. Vêtu d’un cache-misère blanc académique (auquel il manque un bouton), coiffé d’un chiffon rayé rouge et blanc (sans galon, quelle faute de goût), d’un boa figé dans des pois prétentieux, il manque d’allure – assurément – puisqu’il est dénué d’un long cou.
Lire la suite Bon sang. Léonie sans Madeleine #21
– Dis-moi, s’introduire ainsi dans une citation, n’est-ce-pas répréhensible, à tout le moins inopportun ?
– Qu’est-ce que tu racontes ?
– Une citation de Marcel Proust ! L’un des plus grands écrivains français, si ce n’est le plus grand !
– C’EST le plus grand. Et alors ?
– Mais enfin, il s’agit de la Madeleine, le passage le plus célèbre de son magnum opus !
– Laisse ton ouvrage, reprends tes aiguilles et poursuis ton ouvrage.
– Il paraît même qu’une pétition circule sur les réseaux sociaux pour qu’il entre au Panthéon !