Une jeune fille dans la rue. Jeans usé, déchiré aux genoux. La classe absolue. Lorsque je croise des genoux ouverts ainsi sur… – sur quoi, en somme, je n’en ai aucune idée -, j’ai toujours cette envie impérieuse d’y dessiner deux gros points noirs, de grands yeux interdits, ébahis voire ahuris mais je ne me balade jamais avec mon Posca noir, dommage. Donc, ce Jeans très tendance. Sac à dos d’ado passablement décomposé – pour ne pas dire moisi.
Lire la suite SidonieAuteur : Andrea
Ernest Pépin
» Un oiseau passe
éclair de plumes
dans le courrier du crépuscule
VA
VOLE
ET DIS-LEUR
Agenda ironique. Mado et Léo à Coupiac #14
Préambule
Carnets Paresseux organise ce mois-ci l’Agenda Ironique dont voici la consigne : « Septembre fini, Frog me confie l’agenda ironique, le jeu itinérant et débonnaire (pour en savoir plus, lire ici) ; paresseux, je vous montre juste une image. Celle-là même qui est ci-d’ssus [ci-d’ssous], et qui représente l’authentique Café Verlaine, à Coupiac (Aveyron). »

Bigoudène

Ce matin,
une bigoudène s’est échouée
sur le sol de mon balcon.
© épaisseur sans consistance, Octobre 2017
Intermède. Madeleine et Léonie #13
Sous-titres. Madeleine et Léonie #12 bis
Rébus 2.0. Madeleine et Léonie #12
Nature et culture

François-René de Chateaubriand
Remarques préalables à la traduction du Paradis Perdu de John Milton, Editions Renault et Cie (1861)
© Andrea Couturet. Photographie prise dans le parc du Domaine départemental de La Vallée-aux-Loups (Hauts-de-Seine).
Fernando Pessoa. 2
« Je comprends que l’on voyage si on est incapable de sentir. C’est pourquoi les livres de voyages se révèlent si pauvres en tant que livres d’expérience, car ils ne valent que par l’imagination de ceux qui les écrivent. Si leurs auteurs ont de l’imagination, ils peuvent nous enchanter tout autant par la description minutieuse, photographique à l’égal d’étendards, de paysages sortis de leur imagination, que par la description, forcément moins minutieuse, des paysages qu’ils prétendent avoir vus. Nous sommes tous myopes, sauf vers le dedans. Seul le rêve peut voir avec le regard ». (…)
Brouillon. Madeleine et Léonie #11

– Rose est passée me voir cette nuit.
– Rose Trémière ou Rose Bonbon ?
– La plus délicieuse des Rose qu’il nous ait été donné de cueillir sur notre tortueux chemin. [elle est bouleversée]. Je me souviens encore des premières lignes de l’article paru dans le journal. « On apprend de source policière que le corps retrouvé lundi dernier dans le petit village de *** est bien celui de Rose de Laperle, fille unique de la riche héritière, Adèle de Laperle, décédée trois mois plus tôt à l’âge de 99 ans ».
– Au nom du ciel, Madeleine, ne reviens pas sur cette sombre histoire, lointaine et sans âge.
– Quelle étrangeté. Elle est entrée dans mon rêve sur la pointe des pieds en hurlant, en poussant des cris muets… Rose, la douceur incarnée devenue figure hurlante à la Bourdelle. C’était saisissant !
– Je n’ai jamais compris l’expression « fait divers ».



