
Les premières pages d’un témoignage de Paul Morand (1888 – 1976) sur Proust.
Irrésistible !

Les premières pages d’un témoignage de Paul Morand (1888 – 1976) sur Proust.
Irrésistible !
Objet : C’est quoi, ce titre ?!
Jeudi 15 juin, 08:39
De : andreacouturet@orange.fr
A : madetleo@gmail.com
« J’ai appris aussi qu’une vie ne vaut rien, mais que rien ne vaut une vie ».
Les Conquérants, André Malraux, Grasset, 1928
Chère Madeleine, chère Léonie,
On dirait que vous prenez goût à votre nouvel environnement 2.0 – n’est-ce-pas, Léonie ?!
Je vais tenter de répondre à vos interrogations quant à la signification du titre de ce blog car vous n’êtes pas les seules à ouvrir de grands yeux ronds. Vous êtes bien accrochées à vos aiguilles à tricoter ?! Alors, allons-y !
Lire la suite Le titre. Madeleine et Léonie #4« D’où viennent ces influences mystérieuses qui changent en découragement notre bonheur et notre confiance en détresse ? On dirait que l’air, l’air invisible est plein d’inconnaissables Puissances, dont nous subissons les voisinages mystérieux. Je m’éveille plein de gaieté, avec des envies de chanter dans la gorge. – Pourquoi ? – Je descends le long de l’eau ; et soudain, après une courte promenade, je rentre désolé, comme si quelque malheur m’attendait chez moi. – Pourquoi ? – Est-ce un frisson de froid qui, frôlant ma peau, a ébranlé mes nerfs et assombri mon âme ?
Lire la suite Guy de Maupassant. 2D’un voile de fraîcheur nue, elle se couvre.
Par érotisme voulu, par probité absolue.
Audace libre de se mouvoir dans un monde clos, presque sain :
Celui du regard lumineux d’un soir, d’un matin.
Quelque chose s’est passé.
Lire la suite Création« Un petit coup au carreau, comme si quelque chose l’avait heurté, suivi d’une ample chute légère comme de grains de sable qu’on eût laissés tomber d’une fenêtre au-dessus, puis la chute s’étendant, se réglant, adoptant un rythme, devenant fluide, sonore, musicale, innombrable, universelle : c’était la pluie. »
A la Recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, Marcel Proust, Grasset, 1913
(extrait de l’édition Folio Classique, page 100)

« Chacune de nos actions, de nos paroles, de nos attitudes est séparée du « monde », des gens qui ne l’ont pas directement perçue, par un milieu dont la perméabilité varie à l’infini et nous reste inconnue ; ayant appris par l’expérience que tel propos important que nous avions souhaité vivement être propagé (…) s’est trouvé, souvent à cause de notre désir même, immédiatement mis sous le boisseau, combien à plus forte raison étions-nous éloigné de croire que telle parole minuscule, oubliée de nous-mêmes, voire jamais prononcée par nous et formée en route par l’imparfaite réfraction d’une parole différente, serait transportée, sans que jamais sa marche s’arrêtât, à des distances infinies (…) et allât divertir à nos dépens le festin des dieux.
Lire la suite Marcel Proust. 1Un corps nu sur cintre de bois.
C’eût pu être une soutane.
Simplement le souffle du vent dans un voile de coton.
Taille basse, smocks sur hanches fines, long cou.
Un modèle de vertu pour fillette de vertu modèle.
Tendrement alignées, de petites pièces blanches fuient leur boutonnière.
Le temps est à l’humidité !
« Je crois sincèrement que sons et couleurs sont de grands guérisseurs. Vous ai-je déjà raconté mon expérience des Kimonos Nô, Diana ? (…). Je n’habitais pas très loin du musée Metropolitan (…). Un jour donc, j’y suis allée à pied, je suis entrée. Ils avaient une exposition de kimonos Nô. Je dois vous dire qu’il y a en nous, certaines choses qui trouvent leur parallèle dans le monde extérieur, bon, donc, ces kimonos… chacun d’eux était en lui-même un univers complet. Je peux vous dire exactement où ils étaient. L’exposition était sur le côté sud du balcon, les mannequins n’avaient pas de tête, je suis montée à l’étage et je les ai regardés. Ensuite, j’ai regardé le tissu.
Lire la suite Louise Nevelson– Tu sais ce que c’est un oiseau migrateur ?
– C’est un oiseau qui migrate !
– Qui est Soa ?
– Quoi ?!
– Tu as besoin d’une prothèse auditive, Madeleine. Intra-auriculaires, contour d’oreilles… Un clic, et hop. JE TE DEMANDE QUI EST SOA ?
– NE CRIE PAS !!!
– Mais je ne crie pas.
– Tu prétends ne pas connaître Soa ???
– Pourquoi devrais-je la connaître ? Les premiers commentaires postés sur ce blog sont signés Soa. Je repose ma question : c’est qui ? Dis-moi que ce n’est pas un robot – même féminin.
– Eh bien, on pourrait dire que cette jeune femme, qui n’est pas un automate, symbolise à elle seule ce qu’il est convenu d’appeler un déclic.
– Un déclic. Tu peux préciser.
– Le mot n’est pas très poétique, j’en conviens, mais je n’en ai pas trouvé d’autre. Vois-tu, sans Soa, ce blog n’aurait jamais vu le jour.