Collage numérique # 22 – Série limitée

Patchcath

– Ça y est, l’aut’e zigue a repris sa série illimitée de Collage numérique. Elle s’est pas foulée pour Patchcath : un plaid en patchwork, un cactus et des carottes en laine (si, si, vous ne le distinguez peut-être pas mais je vous le confirme) et – je vous le donne en mille – NOUS, les tricoteuses de service. Je vais de ce pas porter plainte auprès du Procureur de la République pour publicité mensongère car nous sommes bien incapables de composer des acrostiches. Non mais.

– ♫ À quoi me sert encore de prier Notre-Dame ♫ Quel ♪ est celui qui lui jettera la première pierre… ♪

Belle

Notre-Dame de Paris, un roman, des chansons, une année,
Ombrageuse, cette année, sous les arbres du parc d’une Maison blanche,
Trop blanche – partout du blanc, dans les herbes folles, dans sa tête,
Regardez-le, il a perdu sa beauté dans celle d’une jeune fille qui l’a quitté un mois plus tôt.
Esmeralda, désormais, danse pour lui dans sa tête.

Dans la salle commune, des corps tanguent, s’agitent ou s’immobilisent
Au rythme de ceux qui courent comme des fous furieux après la rondeur d’un ballon
Magnifié par des maillots imprégnés d’eau, de sang, de sel,
En boucle, cette chanson, en boucle dans sa tête, devant la lucarne rectangulaire.

Dans sa caboche un peu abîmée, cette année-là,
Esmeralda sans fioritures dans la voix du loup-garou,

Pour rendre plus douce la profondeur de sa douleur, pour
Apprivoiser au mieux la blancheur des lieux,
Reconquérir la vie, l’épouser – à nouveau – pour toujours peut-être.
Infiniment, il escorte la jeune et belle gitane dans
Sa chambre, dans ses rêves, dans sa tête en feu.

[Esmeralda]___[estampe]_Yves_A_btv1b8437497r


Ma participation n° 1 au Jeu 46, Acrostiche proposé par La Licorne du blog Filigrane.
Deux contraintes, ce mois-ci : Un titre imposé (Belle) et un texte en forme d’acrostiche pour rendre hommage à Notre-Dame de Paris.

Illustration. Esmeralda, Estampe, A. Yves, graveur, 1836, Gallica

© Andrea Couturet 2019

Victor Hugo : Notre-Dame de Paris (extrait)

Écri'turbulente

Tous les yeux s’étaient levés vers le haut de l’église. Ce qu’ils voyaient était extraordinaire. Sur le sommet de la galerie la plus élevée, plus haut que la rosace centrale, il y avait une grande flamme qui montait entre les deux clochers avec des tourbillons d’étincelles, une grande flamme désordonnée et furieuse dont le vent emportait par moments un lambeau dans la fumée. Au-dessous de cette flamme, au-dessous de la sombre balustrade à trèfles de braise, deux gouttières en gueules de monstres vomissaient sans relâche cette pluie ardente qui détachait son ruissellement argenté sur les ténèbres de la façade inférieure. À mesure qu’ils approchaient du sol, les deux jets de plomb liquide s’élargissaient en gerbes, comme l’eau qui jaillit des mille trous de l’arrosoir. Au-dessus de la flamme, les énormes tours, de chacune desquelles on voyait deux faces crues et tranchées, l’une toute noire, l’autre toute rouge, semblaient plus…

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L’âme d’Aimé

Pour
L’instant
C’est un peu
Depuis longtemps
La Jungle de Lam
Qui règne qui conduit
Qui affole et pétrifie
Qui les enfants grincheux charmeurs
Qui les jongleurs de mots vadrouilleurs
Qui les besogneux d’ici là d’ailleurs
Tant que rien ne bouge, pas de tapis rouge

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