Le Renard et les Raisins. 3

Illustration de la fable Le Renard et les Raisins
Jean de La Fontaine
Fresque murale (Sèvres, Hauts-de-Seine)
Le Renard et les Raisins. 3

Illustration de la fable Le Renard et les Raisins
Jean de La Fontaine
Fresque murale (Sèvres, Hauts-de-Seine)
j’attends
que sourde
la lumière
que meure
le temps
que jaillisse l’eau
dont j’ai soif
Dans la lumière des saisons, P.O.L, 1991
Ce n’était pas
Une aile d’oiseau.
C’était une feuille
Qui battait au vent.
Seulement
Il n’y avait pas de vent.
Exécutoire, Poésie Gallimard, 1968
Mignonne, allons voir si la rose
A Cassandre
Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait déclose
Sa robe de pourpre au soleil,
A point perdu cette vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au votre pareil.
Pour Frog
Dans sa participation lumineuse à l’Agenda Ironique de janvier, Frog a cité le « merveilleux Fernando Pessoa« , à travers un poème tiré du recueil Le Gardeur de troupeaux et les autres poèmes d’Alberto Caeiro.
Elle m’a donné l’idée de redonner la parole au grand poète-écrivain.
« Sans parler les enfants savent
penchés sur la terre ouverte
qu’ils portent en eux un autre monde
Le temps n’est pas encore venu
de sa naissance
Ils sont patients
L’éboulement des châteaux
est dans l’ordre du projet
Le grain de sable travaille
l’immense immobile
Lire la suite Guy Goffette. 1
» Un oiseau passe
éclair de plumes
dans le courrier du crépuscule
VA
VOLE
ET DIS-LEUR
Préambule
Carnets Paresseux organise ce mois-ci l’Agenda Ironique dont voici la consigne : « Septembre fini, Frog me confie l’agenda ironique, le jeu itinérant et débonnaire (pour en savoir plus, lire ici) ; paresseux, je vous montre juste une image. Celle-là même qui est ci-d’ssus [ci-d’ssous], et qui représente l’authentique Café Verlaine, à Coupiac (Aveyron). »

Sous mes pas, l’éloquence du bois réinvente son humeur savante.
On connaît sa fin, cela seul nous retient. Sous le voile épais du miroir, se dessine l’âpreté des jours intemporels. A l’ombre d’une magie froissée par une source d’images fécondes, fécondité censurée par la Majuscule, je découvre, non sans amertume, les œuvres qui ne sont pas, qui ne sont plus. Je goûte au fruit stérile des longues dernières années et je suffoque avec elle. Décomposée, je navigue au bon gré de son cri, lourd d’ivresse maladive.
Lire la suite Émoi muséo
« Solde
Pour Aimé Césaire
J’ai l’impression d’être ridicule
dans leurs souliers
dans leurs smoking
dans leur plastron
dans leur faux-col
dans leur monocle
dans leur melon
J’ai l’impression d’être ridicule
avec mes orteils qui ne sont pas faits
pour transpirer du matin jusqu’au soir qui déshabille
avec l’emmaillotage qui m’affaiblit les membres
et enlève à mon corps sa beauté de cache-sexe