OuLiPo. Poème fondu. 1

Contrainte oulipienne

« Le poème fondu consiste à tirer, d’un poème donné, un autre poème plus court, par exemple d’un sonnet, un haïku. On ne doit pas employer dans le haïku d’autres mots que ceux qui sont dans le sonnet, et on ne doit pas les employer plus souvent qu’ils ne le sont dans le sonnet. (…) La ponctuation et l’ordre des mots du texte-souche sont totalement négligés. En revanche, les mots doivent être respectés à l’accent près : on s’interdira d’employer ou pour où, etc. »
oulipo.net

Ose le trait.
Tremble le squelette.
Sans os. 

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Fernando Pessoa. 3

Pour Frog

Dans sa participation lumineuse à l’Agenda Ironique de janvier, Frog a cité le « merveilleux Fernando Pessoa« , à travers un poème tiré du recueil Le Gardeur de troupeaux et les autres poèmes d’Alberto Caeiro.

Elle m’a donné l’idée de redonner la parole au grand poète-écrivain.

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Agenda ironique. Mado et Léo à Coupiac #14

Préambule
Carnets Paresseux organise ce mois-ci l’Agenda Ironique dont voici la consigne : « Septembre fini, Frog me confie l’agenda ironique, le jeu itinérant et débonnaire (pour en savoir plus, lire ici) ; paresseux, je vous montre juste une image. Celle-là même qui est ci-d’ssus [ci-d’ssous], et qui représente l’authentique Café Verlaine, à Coupiac (Aveyron). »


Carton
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Émoi muséo

Sous mes pas, l’éloquence du bois réinvente son humeur savante.

On connaît sa fin, cela seul nous retient. Sous le voile épais du miroir, se dessine l’âpreté des jours intemporels. A l’ombre d’une magie froissée par une source d’images fécondes, fécondité censurée par la Majuscule, je découvre, non sans amertume, les œuvres qui ne sont pas, qui ne sont plus. Je goûte au fruit stérile des longues dernières années et je suffoque avec elle. Décomposée, je navigue au bon gré de son cri, lourd d’ivresse maladive.

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