Le copain d’après

Avertissement

Ce récit, fruit confit d’un travail collectif et joyeux, est une oeuvre de pure fiction. Toute ressemblance avec des situations réelles ou avec des personnes existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite. En fond sonore, le Concerto pour deux mains gauches de Ravittgenstein (1).

Le son du silence

 

Direction musicale, Jo Bougon
Chef d’orchestre invité, Chachashire
Flûte, Marinade d’histoires
Hautbois, Victor Hugotte
Clarinette, Gibulène
Trombone, Max-Louis
Trompette, Palette d’expressions
Violon, Patchcath
Contrebasson, Carnets Paresseux
Piano, votre serviteur


Anatole Bourbonnet. Il est des noms qui vous retournent les sens, l’essence de l’esprit. Des noms qui ont le goût de l’enfance et la gueule des premiers émois. Ainsi Léonie, grâce à Gougueule, avait retrouvé son ancien camarade de jeux, Anatole Bourbonnet, rencontré à l’école primaire. Aujourd’hui, elle a rendez-vous avec lui à la Brasserie Le Pingouroux. Accompagnée de Madeleine (que voulez-vous, ces deux-là sont insécables par nature), un état d’excitation extrême l’anime. Pourtant, le quart-d’heure de politesse est passé depuis longtemps. Anatole viendra-t-il à la rencontre de Lėonie, son amour de prime jeunesse ?  Lire la suite

Au suivant. Agenda ironique, 10-2018

Course de relais - Passage du témoin - Agence Rol

En accord avec Gibulène et La Licorne, après une période de flottement, j’ai le plaisir de vous annoncer que l’Agenda aura bien lieu ce mois-ci.

Le thème vous sera proposé par Jo Bougon du blog L’Impermanence n’est pas un rêve.
Et l’hébergement sera assuré par Chachashire du blog Différence Propre et Singularités, que je remercie car il a permis de faire avancer le schmilblick des vendanges ironiques.

A bientôt !

Image. Course de relais, passage du témoin, Agence Rol, 1912
gallica.bnf.fr
© andrea couturet
Octobre 2018

Palabres

Sous un feu maquillé de prose, feu de fortune clandestine, se lit l’empreinte illusoire d’un écho glacé : celui des mots bas, chuchotements intimes qu’engendrent d’ancestraux parfums. Aux termes de ceux-ci, s’évaporent d’autres paroles infâmes. Enflammée, véhémente, la rencontre l’est. Les victimes de ce grand feu soudain se taisent. Comme un beau fruit empoisonné, insolent dans sa lumière blafarde, le verbe se veut alors de nacre ou de cornaline. Peut-il infiniment prévenir le Verbe ? Et le Verbe peut-il perdre sa majuscule ? Tandis que leurs métamorphoses surprennent encore le lourd vertige de ma sourde voix, sous un feu maquillé de vers, se lit la candeur des mots bas…

Décembre 1989
© andrea couturet