Textes et vote. Agenda ironique, 09-2018 (5/6)

Léonie

Léonie

Stylos sur la table et mains en l’air ! On ramasse les copies, les aminches ! L’heure du vote a sonné ! Voici donc, par ordre d’arrivée, la liste des textes proposés pour l’Agenda ironique de septembre 2018 (pas de changement par rapport à hier), organisé par un duo improbable, Dominique Hasselmann et l’aut’e zigue.

– Texte de Dominique Hasselmann du blog Métronomiques 

« Il aurait pu s’en arracher les cheveux : cela semblait insurmontable. La photo était jolie, certes, avec ce ballet nautique en noir et blanc, l’époque où l’on prenait des bains de mer tout habillés (ça évitait le froid du contact de la peau nue avec le liquide décapant). « Il faut que je meuble », se disait-il en son for intérieur. Peut-être qu’un verre de pinot noir (chère Alsace !) lui donnerait l’inspiration…

Il s’élança dans les vagues, après une sorte de double-salto que n’aurait pas désavoué Léon Zitrone, du temps où il commentait aussi bien le mariage de la Reine d’Angleterre que les compétitions internationales sur glace. Mais ici, cela donnait plutôt un effet inflammatoire : le courant de la marée, il l’avait dans le cœur, il pensait souvent à Léo Ferré.

Au loin, les deux fillettes et la jeune fille jouaient et criaient comme des brebis égarées. Elles manquaient vraisemblablement d’un berger, parti sans doute à l’aurore vers l’Assemblée nationale où se jouait la place de président, le « perchoir », où la nomination d’une femme pourrait en surprendre plus d’un. Le résultat – si l’on voulait prendre de l’assurance – ferait sans doute s’exclamer « Bernique ! » aux députés réputés « en marche ».

Sur le coup de midi, il se rappela soudain qu’il avait rendez-vous le lendemain à Dijon avec un lobbyiste de la chasse. En regardant sa montre, il songea au  Jacquemart (de Dijon) qui sonnait toujours vaillamment les heures : son interlocuteur était, lui, plutôt partisan du fusil à deux coups et du permis national délivré, sur décret de Monsieur le président de la République, avec 50% de réduction. Le TGV lui permettrait d’arriver pile, sauf déraillement, panne de caténaire ou « incident de voyageur » en cours de route.

Ses vacances à La Baule tiraient donc (silencieusement) à leur fin. Le temps était venu de mettre en pratique une véritable écologie : effectuer un « tri sélectif » (il adorait ce pléonasme officiel des mairies) aussi bien dans les déchets et ordures que dans les relations professionnelles. »

Lire la suite

H-6. Agenda ironique, 09-2018 (4/6)

6-8-23 - plage de Deauville [enfants]Agence Rol - Bnf

Dernier délai pour déposer vos textes ce soir minuit !
(dans les commentaires de ce billet)
Ci-après les textes reçus à ce jour
La liste définitive sera publiée demain, lundi 24 septembre.
– Page mise à jour à 18 heures –


– Texte de Dominique Hasselmann du blog Métronomiques 

« Il aurait pu s’en arracher les cheveux : cela semblait insurmontable. La photo était jolie, certes, avec ce ballet nautique en noir et blanc, l’époque où l’on prenait des bains de mer tout habillés (ça évitait le froid du contact de la peau nue avec le liquide décapant). « Il faut que je meuble », se disait-il en son for intérieur. Peut-être qu’un verre de pinot noir (chère Alsace !) lui donnerait l’inspiration…

Il s’élança dans les vagues, après une sorte de double-salto que n’aurait pas désavoué Léon Zitrone, du temps où il commentait aussi bien le mariage de la Reine d’Angleterre que les compétitions internationales sur glace. Mais ici, cela donnait plutôt un effet inflammatoire : le courant de la marée, il l’avait dans le cœur, il pensait souvent à Léo Ferré.

Au loin, les deux fillettes et la jeune fille jouaient et criaient comme des brebis égarées. Elles manquaient vraisemblablement d’un berger, parti sans doute à l’aurore vers l’Assemblée nationale où se jouait la place de président, le « perchoir », où la nomination d’une femme pourrait en surprendre plus d’un. Le résultat – si l’on voulait prendre de l’assurance – ferait sans doute s’exclamer « Bernique ! » aux députés réputés « en marche ».

Sur le coup de midi, il se rappela soudain qu’il avait rendez-vous le lendemain à Dijon avec un lobbyiste de la chasse. En regardant sa montre, il songea au  Jacquemart (de Dijon) qui sonnait toujours vaillamment les heures : son interlocuteur était, lui, plutôt partisan du fusil à deux coups et du permis national délivré, sur décret de Monsieur le président de la République, avec 50% de réduction. Le TGV lui permettrait d’arriver pile, sauf déraillement, panne de caténaire ou « incident de voyageur » en cours de route.

Ses vacances à La Baule tiraient donc (silencieusement) à leur fin. Le temps était venu de mettre en pratique une véritable écologie : effectuer un « tri sélectif » (il adorait ce pléonasme officiel des mairies) aussi bien dans les déchets et ordures que dans les relations professionnelles. »

Lire la suite

Double thème. Agenda ironique, 09-2018 (2/6)

Prologue

1 – Proposition de Dominique Hasselmann

Promenade sous terre

Mots imposés :

– métropolitain ;
– pingouins ;
– brasserie “La Rotonde” ;
– salsifis ;
– “Ici l’Aube !” ;
– infinitésimal ;
– Jacques Lacan ;
– ballast.

2 – Proposition d’Andrea Couturet

Une image (ci-dessous), accompagnée des mots imposés suivants :

– meuble ;
– pinot ;
– brebis ;
– salto ;
– “Bernique !” ;
– inflammatoire ;
– Jacquemart (de Dijon) ;
– ballet.

6-8-23 - plage de Deauville [enfants]Agence Rol - Bnf

Plage de Deauville, Enfants et jeune fille jouant dans l’eau, Photographie de presse, Agence Rol, 1923
gallica.bnf.fr

LÉONIE. – C’est quoi, ce truc ? C’est pas du tout ce qu’elle avait prévu au départ !
MADELEINE. – Et alors ? On s’adapte, on réfléchit, on…
LÉONIE. – J’en connais une qui va avancer à reculons ! Remarque, c’est une écrevisse. [elle éclate de rire] Tiens, y a de l’écho…
MADELEINE. – Il est vrai qu’initialement, Andrea avait prévu de publier uniquement la photographie.
LÉONIE. – [elle se gratte le bout du nez] Ah. Une photo, pas de mot. Ça tombe bien, on est dimanche.
MADELEINE. – La ferme ! Mais comme elle a découvert sur le site d’une certaine Martine her self que « La contrainte est une façon de limiter sa liberté, son champ d’action pour mieux l’agrandir et le découvrir. C’est le pouce qui serre le tuyau d’arrosage pour en tirer un jet d’eau »… Elle s’est dit que son premier jet n’était pas le bon…
LÉONIE. – La pince, l’Écrevisse, la pince !!!
Lire la suite

Le corbeau de Vancouver. Agenda ironique, 08-2018

Préambule
L’Agenda ironique, ce mois-ci, est placé sous l’égide d’André (pas fait exprès), à travers un hommage rendu au poète Marcel Thiry. « Le thème sera le titre de son recueil de poésie, titre et premier vers de son premier poème paru en 1924 : “Toi qui pâlis au nom de Vancouver.”
Les mots imposés ont été tirés au hasard dans le même recueil : paradis, accordéoniste, suave, Alfa Romeo, février, accord et civil. »

Le corbeau de Vancouver. Madeleine et Léonie # 30
Agenda ironique, août 2018

LÉONIE. – [elle se racle la gorge]

Sur le trottoir indigo
un jeune soldat, sage,
dort dans les choux-fleurs

[fièrement] Et voilà le travail !

Lire la suite

aeolus

giphy

Il paraît qu’aeolus a réussi son décollage, hier soir.
Bizarre, je ne le vois pas.


Petit clin d’œil à Gilles Labruyère
« vétéran et ingénieur mécanicien du projet aeolus » (ici, des explications technico-éolienantes et imagées)
et « dessinateur à tendances humoristiques » (, ses dessins papillonnants et venteux).
Merci Les Faits Plumes
pour cette image animée trouvée sur votre blog !
© andrea couturet
Août 2018