OuLiPo. Poème fondu. 1

Contrainte oulipienne

« Le poème fondu consiste à tirer, d’un poème donné, un autre poème plus court, par exemple d’un sonnet, un haïku. On ne doit pas employer dans le haïku d’autres mots que ceux qui sont dans le sonnet, et on ne doit pas les employer plus souvent qu’ils ne le sont dans le sonnet. (…) La ponctuation et l’ordre des mots du texte-souche sont totalement négligés. En revanche, les mots doivent être respectés à l’accent près : on s’interdira d’employer ou pour où, etc. »
oulipo.net

Ose le trait.
Tremble le squelette.
Sans os. 

D’après le premier quatrain de Je n’ai plus que les os, Ronsard, tiré du recueil posthume Derniers Vers (1586)

« Je n’ai plus que les os, un squelette je semble,
Décharné, dénervé, démusclé, dépulpé,
Que le trait de la mort sans pardon a frappé,
Je n’ose voir mes bras que de peur je ne tremble. »

© andrea couturet, épaisseur sans consistance
Août 2018

19 commentaires sur “OuLiPo. Poème fondu. 1”

    1. Je comprends ! Il est tout sauf inspirant cet A.I. de ce mois-ci (j’ai même essayé… mais j’ai renoncé ! chut !). C’est pourquoi j’expérimente les exercices de l’OULIPO. L’écriture sous contrainte ne m’est pas familière…
      😉

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      1. Ah, ils étaient vernis tes élèves !

        Deux questions :

        Si on tombe sur des mots qui sont à la fois adjectif et nom, on les compte ou pas ?

        Et les noms au féminin, ils comptent pour du beurre ou pas ?

        😉

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