Tu l’accueilles toujours les mains dans les poches
la tête basse
la vue brumeuse
les yeux rivés sur ton carnet de suivi
Tu l’appelles « le gamin »
Un vrai moulin à paroles
Par politesse tu acquiesces à tout ce qu’il dit
car c’est parole d’Évangile
Mais tu auras oublié son sermon
dès qu’il aura tourné le dos
(après la piqûre)
Étiquette : Filigrane
Poésie en tranches sur le dos. 5



Ma participation n° 5 au Jeu 58, Tranches de poésie
proposé par La Licorne du blog Filigrane.
© épaisseur sans consistance
