Métaphore inattendue

En ce lundi de début avril, dans le train qui m’emmène à Paris-Saint-Lazare, une femme est assise non loin de moi, de dos. Bouclés, fournis et courts, ses cheveux noirs de couleur orangée tendant vers le rouge témoignent avec éclat du plus mauvais goût, du plus mauvais choix de sa perruque. Corpulente, elle porte une longue robe très colorée – avec une prévalence de jaune vif – aux motifs floraux africains. Elle tient son smartphone à la manière d’une tasse de thé, le petit doigt en l’air, tout près de son oreille gauche. Sa main droite serait-elle plongée dans un paquet de madeleines ? D’imposants bijoux dorés ornent ses doigts et ses poignets – peut-être même son cou. Peints en vert façon menthe fraîche, elle semble fière de ses ongles.

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