Aldorisant

 

« Le temps est élastique » me disait un de mes amis récemment, en guise de provocation affectueuse. Aussi, afin de mettre en pratique cette théorie de l’élasticité du temps, ai-je écouté Aldor dans son Improvisation du 17 novembre dans laquelle il convoque avec grâce la création au sens large du terme. 

Plus précisément, il s’interroge avec justesse sur l’aspect immuable du processus de création, qu’il soit naturel ou humain et ses mots revêtent une teinte particulière au moment où je classe et répertorie mes photos prises au Museum d’Histoire naturelle – décidément, la visite de l’exposition Trésors de la Terre n’en finit pas de me hanter. Lire la suite

Pasticher Proust, ça vous tente ?

Information

« Concours de Pastiches proustiens 2019

Présentation

A l’occasion du centenaire de la publication de Pastiches et Mélanges paru en juin 1919, la Société des Amis de Marcel Proust organise un concours de pastiches proustiens.

Pour mémoire, Marcel Proust se prit souvent au jeu pastiche littéraire, et notamment en 1908-1909, dans une série d’articles évoquant un même fait-divers, L’Affaire Lemoine. Ces pastiches furent réunis, en 1919, avec d’autres articles, dans un volume intitulé Pastiches et MélangesLe Temps retrouvé, dernier volume de A la recherche du temps perdu, contient également un célèbre pastiche du Journal des frères Goncourt. Le style de Proust a lui-même été souvent pastiché, par exemple par André Maurois (Le côté de Chelsea) ou Jean-Louis Curtis (La Chine m’inquiète ; La France m’épuise).

Proust

Voici ce que Proust écrit dans Contre Sainte-Beuve pour expliquer son goût du pastiche : « Dès que je lisais un auteur, je distinguais bien vite sous les paroles l’air de la chanson qui en chaque auteur est différent de ce qu’il est chez tous les autres et, tout en lisant, sans m’en rendre compte, je le chantonnais, je pressais les mots ou les ralentissais ou les interrompais tout à fait, comme on fait quand on chante où on attend souvent longtemps, selon la mesure de l’air, avant de dire la fin d’un mot. Je savais bien que si, n’ayant jamais pu travailler, je ne savais pas écrire, j’avais cette oreille plus fine et plus juste que bien d’autres, ce qui m’a permis de faire des pastiches, car chez les écrivains, quand on tient l’air, les paroles viennent bien vite ». »

Pour de plus amples informations, consulter le site de la Société des Amis de Marcel Proust et des Amis de Combray, ici.

aeolus

giphy

Il paraît qu’aeolus a réussi son décollage, hier soir.
Bizarre, je ne le vois pas.


Petit clin d’œil à Gilles Labruyère
« vétéran et ingénieur mécanicien du projet aeolus » (ici, des explications technico-éolienantes et imagées)
et « dessinateur à tendances humoristiques » (, ses dessins papillonnants et venteux).
Merci Les Faits Plumes
pour cette image animée trouvée sur votre blog !
© andrea couturet
Août 2018

Bérénice, Alice et Olivier

Il s’appelle LouisOlivier Louis et « pratique la reliure depuis trente ans, en amateur ».

Depuis 2015, sur son blog, il expose les reliures qu’il a réalisées au cours de toutes ces années. Mais pas seulement. Dans ses articles, il prend le temps d’expliquer avec soin et renfort de photographies le processus de fabrication d’un livre relié, lequel processus compte une série d’étapes dont vous ne pouvez imaginer le nombre ! Et je ne parle pas de reliure courante mais de reliure d’art. Lire la suite

I-grec

Ce matin, péniblement, je monte la petite côte qui mène à la gare. Bientôt, ma progression est empêchée par la présence d’une jeune fille, figée sur le trottoir – très étroit le trottoir. « Pardon ». Rien ne se passe. Je hausse légèrement la voix (il paraît que je parle doucement – ce que je confirme). « Mademoiselle, excusez-moi« . Aucune réaction. Lire la suite